Un véritable scandale
Publié le 25/09/2008 à 10:05 - Modifié le 25/09/2008 à 20:18 Le Point.fr
La flambée des prix nuit à la santé des Français
Par Jamila Aridj
Les français rognent sur leur budget santé © MARC LE CHELARD / AFP
Face à l'augmentation du coût de la vie, les Français rognent sur leur budget santé. C'est ce que révèle une étude réalisée par l'institut Ipsos pour le Secours populaire français, publiée jeudi : près de quatre Français sur dix, précisément 39 %, ont déjà renoncé à un soin, ou l'ont retardé, en raison de son coût.
Au palmarès des soins sacrifiés ou retardés : l'achat de prothèses dentaires arrive en tête (31 % des personnes interrogées), suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29 %), des frais qui sont moins bien remboursés par la sécurité sociale. Autres visites souvent abandonnées, celles chez un spécialiste (24 %), un dentiste (23 %), un ophtalmologiste (19 %), une consultation chez un généraliste (14 %), un psychiatre ou psychologue (11 %). L'achat de médicaments (18 %) ou la réalisation de radios ou d'analyses en laboratoire (16 %) sont des actes médicaux auxquels renoncent aussi les patients. En outre, 30 % ont le sentiment de ne pas "avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine et équilibrée".
L'éloignement géographique est aussi un facteur d'explication
Si une diminution du nombre des praticiens est avérée - il y a désormais moins de médecins par habitant -, cette baisse s'accompagne d'une répartition inégale sur le territoire. Ainsi, à cause de l'éloignement géographique, 9 % des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste et 13 % chez un spécialiste. Par ailleurs, 85 % des sondés jugent plus élevés que pour leur génération les risques que leurs enfants "connaissent un jour une situation de pauvreté" (55 % "beaucoup plus" et 30 % "plutôt plus") contre 11 % d'un avis contraire et 2 % qui les pensent "ni plus, ni moins élevés" (2% sans opinion).
À partir de quel seuil une personne seule est-elle "considérée comme pauvre dans un pays comme la France" ? Il est estimé en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées. Il est évalué selon les chiffres de l'Insee, publiés en 2005, à 817 euros (60 % du revenu médian) pour une personne seule. 20 % des sondés chiffrent ce seuil à moins de 800 euros, 17 % entre 800 et 999 euros, 30 % à 1.000 euros et 27 % à plus de 1.000 euros (6 % ne se prononcent pas).
*Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas .
Au palmarès des soins sacrifiés ou retardés : l'achat de prothèses dentaires arrive en tête (31 % des personnes interrogées), suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29 %), des frais qui sont moins bien remboursés par la sécurité sociale. Autres visites souvent abandonnées, celles chez un spécialiste (24 %), un dentiste (23 %), un ophtalmologiste (19 %), une consultation chez un généraliste (14 %), un psychiatre ou psychologue (11 %). L'achat de médicaments (18 %) ou la réalisation de radios ou d'analyses en laboratoire (16 %) sont des actes médicaux auxquels renoncent aussi les patients. En outre, 30 % ont le sentiment de ne pas "avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine et équilibrée".
L'éloignement géographique est aussi un facteur d'explication
Si une diminution du nombre des praticiens est avérée - il y a désormais moins de médecins par habitant -, cette baisse s'accompagne d'une répartition inégale sur le territoire. Ainsi, à cause de l'éloignement géographique, 9 % des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste et 13 % chez un spécialiste. Par ailleurs, 85 % des sondés jugent plus élevés que pour leur génération les risques que leurs enfants "connaissent un jour une situation de pauvreté" (55 % "beaucoup plus" et 30 % "plutôt plus") contre 11 % d'un avis contraire et 2 % qui les pensent "ni plus, ni moins élevés" (2% sans opinion).
À partir de quel seuil une personne seule est-elle "considérée comme pauvre dans un pays comme la France" ? Il est estimé en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées. Il est évalué selon les chiffres de l'Insee, publiés en 2005, à 817 euros (60 % du revenu médian) pour une personne seule. 20 % des sondés chiffrent ce seuil à moins de 800 euros, 17 % entre 800 et 999 euros, 30 % à 1.000 euros et 27 % à plus de 1.000 euros (6 % ne se prononcent pas).
*Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas .
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