| | | | | | | LE PREMIER TITRE Charles Baudelaire. Œuvres, I. Éd. J. Schiffrin (10 septembre 1931) | | | | | | | | | | | | | | | BRÈVES La collection n'a pas été la seule activité de la NRF à bénéficier de l'enseigne de la « Pléiade » : il y eut des concerts de la Pléiade (1943-1945), un prix (1943), une librairie (1945), une galerie (1931)... Et Malraux créa la collection « Galerie de la Pléiade » pour ses écrits sur l'art (1951). | | | | | | | | | | | | Gide, Malraux, Claudel, Montherlant, Saint-John Perse, J. Green, Yourcenar, Char, Gracq, lonesco et N. Sarraute sont les seuls auteurs à avoir vu leurs œuvres publiées dans la « Pléiade » de leur vivant. | | | | | | | | | | | | Hemingway fut le premier auteur étranger contemporain à entrer dans la collection, entraînant à sa suite Kafka, Faulkner, Lorca... | | | | | | | | | | | | Avec 16 volumes d'œuvres, Voltaire est l'auteur le plus richement doté de la collection. Il est suivi par Balzac (15), Saint-Simon et Dickens (9) et Green, Giono et Hugo (8) | | | | | | | | | | | | « L'Album Pléiade », publié chaque année depuis 1960 à l'occasion de la Quinzaine de la Pléiade, est devenu un objet de collection : L'Album Balzac (1962) se négocie aujourd'hui à quelque 600 euros. | | | | | | | | | | | | À chaque époque sa teinte de cuir : havane pour le XXe siècle, vert émeraude (XIXe), bleu (XVIIIe), rouge vénitien (XVIIe), corinthe (XVIe), violet (Moyen Âge), vert (Antiquité) ; enfin gris pour les textes sacrés et rouge de Chine pour les anthologies. | | | | | | | | | | | | | Après Prévert, Saint-Exupéry ou encore Michaux, c'est André Malraux qui, avec la réunion ambitieuse de ses Ecrits sur l'art en deux volumes (2004), bénéficie de la Pléiade la plus illustrée. Une édition monumentale, à la mesure de l'inventeur du « Musée imaginaire », éditeur dans l'âme. | | | | | | | | | | | | | D’HIER À AUJOURD’HUI « La Bibliothèque de la Pléiade » est créée en 1931 par un jeune éditeur indépendant, Jacques Schiffrin, originaire d'Azerbaïdjan. C'est une collection à part entière de sa maison d'édition — les Éditions de la Pléiade/J. Schiffrin & Cie, créées en 1923. Sa conception est singulière et novatrice : il s'agit de proposer, au format poche, les œuvres complètes des auteurs classiques, en préservant un grand « confort » de lecture. D'où le papier bible, le petit format et la couverture de cuir souple. Baudelaire, Racine, Voltaire, Poe, Laclos, Musset, Stendhal ont les premiers les honneurs de la collection. Schiffrin aura des admirateurs ; et quand il rencontre quelque difficulté de trésorerie, André Gide et Jean Schlumberger, tous deux administrateurs de la NRF, conseillent à Gaston Gallimard de lui porter secours. Le 31 juillet 1933, la « La Bibliothèque de la Pléiade » est intégrée aux Éditions Gallimard, J. Schiffrin en conservant la direction jusqu'au début de la Guerre. Jean Paulhan prend la responsabilité de la collection durant le conflit. Si la présentation des volumes n'a guère changé, « La Pléiade » devient à partir des décennies 1950-1960 la collection de référence que nous connaissons aujourd'hui. L'appareil critique s'étend et l'attention aux conditions d'établissement des textes se précise ; il s'agira dès lors de trouver l'équilibre éditorial conciliant le plaisir de la lecture immédiate et la satisfaction de la curiosité bien légitime du chercheur. Alors placée sous la direction de la famille Gallimard (aujourd'hui d'Antoine Gallimard, l'actuel P-DG des Éditions), elle bénéficie des apports scientifiques et éditoriaux de ses directeurs littéraires successifs : Jean Ducourneau (de 1959 à 1966), Pierre Buge (1966-1987), Jacques Cotin (1988-1996) et à présent Hugues Pradier. Sous leur influence, la place des auteurs du XXe siècle se renforce, de nouvelles éditions d'œuvres déjà parues sont entreprises et la collection s'ouvre à des corpus peut-être moins familiers : classiques japonais, chinois, sanskrits ou arabes, anthologies bilingues de poésies étrangères, textes sacrés, spirituels et philosophiques... Post-scriptum : Raymond Queneau se voit confier au début des années 1950 l'établissement d'une « Encyclopédie de la Pléiade » qui, suivant un plan méthodique, se compose de quarante-neuf volumes (1956-1991). Plusieurs ont été réimprimés en « Folio Essais ». | | | | | | | | | | | | | | | LE CERCLE DE LA PLÉIADE Découvrir les coulisses de la collection, recevoir régulièrement la Lettre de la Pléiade par voie postale, recevoir notre catalogue analytique et participer à l'évolution de la collection en nous faisant partager votre avis, vos critiques et vos suggestions. C'est ce que vous propose le Cercle de la Pléiade. | | > Pour en savoir plus | | | | | | | | | | | | | | AU PALMARÈS DE LA COLLECTION Antoine de Saint-Exupéry. Œuvres, 1953 : 340 000 exemplaires — Marcel Proust. À la recherche du temps perdu, I, 1954 : 250 000 ex. — Albert Camus. Théâtre – Récits et Nouvelles, 1962 : 218 000 ex. — Marcel Proust. À la recherche du temps perdu, II, 1954 : 208 000 ex. — Paul Verlaine. Œuvres poétiques complètes, 1938 : 207 000 ex. — Marcel Proust. À la recherche du temps perdu, III, 1957 : 198 000 ex. — André Malraux. Romans, 1947 : 160 000 ex. — Guillaume Apollinaire. Œuvre poétique, 1956 : 143 000 ex. — Pascal. Œuvres complètes, 1936 : 135 000 ex. — Tolstoï. Guerre et paix, 1945 : 134 000 ex. | | | | | | |