Présidentielle américaine

Publié le par Balmoral


Sur le web
McCain rattrapé par le scandale des Keating five

Par Marie Simon, mis à jour le 07/10/2008 16:51:55 - publié le 07/10/2008 16:36

 

En pleine crise financière, l'équipe de campagne de Barack Obama n'a pas pu résister...  Un épisode sulfureux du passé de John McCain refait donc surface: ses liens avec un escroc responsable de la faillite d'une société de crédit dans les années 1980 en Californie.

Le camp démocrate a sorti "l'affaire Keating five" de ses cartons, une histoire qui pourrait nuire à John McCain: ses liens avec Charles Keating, un escroc responsable de la faillite d'une société de crédit immobilier, dans les années 1980, en Californie.

DR

Charles Keating et John McCain, une amitié utile... mais dangereuse pour les ambitions présidentielles de ce dernier?

McCain et quatre autres sénateurs - les Keating five - auraient usé de leur influence pour aider le banquier face aux régulateurs de l'activité bancaire et lui permettre de poursuivre ses activités risquées.

Plus de 700 sociétés de ce type ont coulé à la même époque, après avoir profité de la dérégulation ambiante pour réaliser des opérations un peu trop risquées... Résultat: des faillites en cascade et une facture de plus de 120 milliards de dollars.

Interrogé par une commission éthique du Sénat, John McCain a été réprimandé pour son "erreur de jugement" en 1990, sans autre sanction à la clé.

Le souvenir de cette crise des sociétés de "savings and Loan" n'est pas si poussiéreux que cela, aujourd'hui, alors qu'une nouvelle crise financière ébranle les Etats-Unis et, dans leur sillage, les places boursières du monde entier.

L'équipe de campagne d'Obama ne manque pas, d'ailleurs, de lier les deux époques dans cette vidéo postée en début de semaine, dans le cadre d'un site spécial, Keating economics, concocté par "Obama for America" qui propose aussi une revue de presse fournie sur le sujet. Sur le thème: "McCain n'a pas changé".

 

A la lumière de cette histoire "que certains aimeraient que nous oubliions", lit-on sur le site, l'équipe d'Obama juge "dangereuse" l'approche que John McCain a de l'économie et de la crise financière.

"Ce scandale est similaire à la crise du crédit d'aujourd'hui. Un manque de régulation et des relations amicales entre des industriels et des membres du Congrès ont permis à des banques de réaliser des profits. Dans les deux cas, le jugement et les valeurs de John McCain l'ont placé du mauvais côté".

Toujours aussi 2.0, l'équipe Obama invite les internautes à lui confier leur témoignage: "votre famille a été affectée par cette crise, à l'époque? Venez nous raconter..." Un moyen comme un autre de récolter quelques adresses mail supplémentaires (un détail obligatoire à renseigner afin de poster son témoignage) pour le réseau pro-Obama, déjà très efficace sur la Toile.

La riposte (moins web) de McCain: les racines de la crise ont été "encouragées par les démocrates"

Beaucoup moins "web" que son rival, John McCain a riposté lors d'un discours à l'Université du Nouveau Mexique. "Cette crise a commencé sur la marché immobilier sous la forme de prêts 'subprime' qui étaient vendus à des gens qui n'en avaient pas les moyens (...). Ce dévoiement a été encouragé par les démocrates et Barack Obama".

"Je n'ai pas de leçons à prendre lorsqu'il s'agit de dire la vérité", a-t-il dit avant d'ajouter: "Je ne prendrais sûrement pas conseil auprès d'un politicien de Chicago".

En outre, il a également accusé son adversaire de ne pas avoir agi pour imposer plus de régulation aux organismes de prêts hypothécaires Fannie Mae et Freddy Mac pour lesquels le gouvernement a dû intervenir.

"Le sénateur Obama m'a accusé d'être contre la régulation destinée à empêcher la crise. Je pense qu'il croit que si un mensonge est suffisamment gros et répété suffisamment de fois, il sera cru. Mais la vérité c'est que je suis celui qui a appelé à l'époque à plus de restrictions pour Fannie Mae et Freddy Mac", a-t-il martelé. 

"A l'entendre parler maintenant, on pourrait penser qu'il s'est toujours opposé aux pratiques dangereuses au sein de ces institutions. Mais il n'y a absolument rien dans son bilan qui suggère cela". Pire, selon lui, Obama aurait reçu de l'argent de leur part pour sa campagne.

Publicité

Publié dans revue de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article