Rétrospective Dennis Hopper à la Cinémathèque française

Publié le par Balmoral


Rétrospective Dennis Hopper à la Cinémathèque française

Mercredi 15 octobre commençait l’hommage à Dennis Hopper à la Cinémathèque. En plus d’une rétrospective qui s’étendra jusqu’au 19 janvier, une exposition nommée Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood  a ouvert ses portes. Étude d’un pilier de la contre-culture américaine.


dennis hopper Dennis Hopper est arrivé lundi matin à la Cinémathèque française pour présenter l’exposition. Il a gardé la beauté et le charisme de sa jeunesse. Il se dit un peu gêné d’être l’objet d’une telle exposition. Pourtant, Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque, explique bien que le but est de voir le Nouvel Hollywood par le prisme de Dennis Hopper. En effet, jamais l’exposition ne sombre dans l’éloge facile. Dennis Hopper est un objet d’étude, un axe qui permet d’approcher la décennie 70 et ses contradictions. Si l’affiche de l’exposition montre Hopper et Fonda chevauchant leurs motos dans Easy Rider, la visée n'est pas aussi réductrice. D’ailleurs, comme le dit Dennis Hopper : « Je n’aime pas la moto. Je ne connais aucun motard que j’apprécie. » Dès lors, Serge Toubiana et Matthieu Orléan (commissaire de l’exposition) abordent toute la complexité de l’oeuvre de Hopper en détruisant les préjugés : Easy Rider n’est pas son chef d’oeuvre, la drogue n’est pas le principal moteur créatif, on ne rechigne pas à étudier les rôles plus hollywoodiens de Hopper (jusqu’à son apparition à la fin de la Saison 1 de 24h chrono).

La rétrospective éclairera également les oscillations de Dennis Hopper entre contre-culture et cinéma commercial : qu’est-ce que cela signifie de voir presque simultanément l’acteur dans Out of the blue puis dans Speed ? Dennis Hopper pourra peut-être répondre lui-même à la question, puisqu’il sera ce soir à la Cinémathèque, en compagnie de Wim Wenders. Un échange suivra la projection de l’Ami américain. Et demain, il donnera une leçon de cinéma, intitulée « Hopper par Hopper ».


Ce qui est flagrant, en tout cas, c’est que Dennis Hopper n’aura pas fait que traverser l’univers de la contre-culture ; il l’aura particulièrement modifiée, et ce depuis ses origines. Depuis son amitié avec James Dean jusqu’à l’Ami américain (avec également Samuel Fuller) en passant par Apocalypse Now, il aura fait partie intégrante d’un mouvement qui rompt avec la tradition tout en lui rendant hommage.


Hommage et rétrospective Dennis Hopper à la Cinémathèque française, jusqu'à 19 janvier.
51, rue de Bercy    M° Bercy

75012 Paris
01 71 19 33 33

 

dennis hopper

L. Barché

 

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Publié dans revue de presse

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