Née le 13 juillet 1927 à Nice, fille d'architecte, Simone Jacob est déportée en 1944 au camp de concentration d'Auschwitz avec sa famille. Elle en revient avec ses deux sœurs, mais sans ses parents ni son frère. "Je crois être une optimiste, mais, depuis 1945, je suis dénuée d'illusions", disait cette ennemie de la langue de bois qui n'oubliera jamais de reprocher à certains "amis" politiques leurs "dérives extrêmes-droitières". (Photo prise en janvier 1945 de l’entrée du camp d’Auschwitz)
Née le 13 juillet 1927 à Nice, fille d'architecte, Simone Jacob est déportée en 1944 au camp de concentration d'Auschwitz avec sa famille. Elle en revient avec ses deux sœurs, mais sans ses parents ni son frère. "Je crois être une optimiste, mais, depuis 1945, je suis dénuée d'illusions", disait cette ennemie de la langue de bois qui n'oubliera jamais de reprocher à certains "amis" politiques leurs "dérives extrêmes-droitières". (Photo prise en janvier 1945 de l’entrée du camp d’Auschwitz)
Magistrate, Simone Veil rejoint en 1956 l'administration pénitentiaire puis s'occupe des problèmes d'adoption. (Photo : AFP)
Elle entre en politique en 1974 comme ministre de la Santé dans le gouvernement Chirac. Son combat pour faire adopter la loi - avec l'appui de Jacques Chirac et de la gauche et contre une partie de la droite - sur l'interruption volontaire de grossesse, fait d'elle pour longtemps la personnalité politique la plus populaire de France. C’est à ce moment-là qu’elle menace de quitter le gouvernement après avoir entendu le premier ministre Raymond Barre parler du « lobby juif » en Conseil des ministres. (Photo : à la sortie de l’Elysée, avec Françoise Giroud/AFP)
Les attaques que Simone Veil subit sont violentes. "On avait inscrit sur la porte de mon domicile: Veil = Hitler", se rappellera celle qui est aujourd'hui présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. (Photo : AFP)
Tête de liste du centre-droit à la première élection de l'Assemblée des communautés européennes au suffrage universel, en juin 1979, Simone Veil est élue présidente du Parlement de Strasbourg, jusqu'en 1982. (Photo : Simone Veil avec le journaliste Patrick Poivre d'Arvor/AFP)
De 1984 à 1989, elle en préside le groupe libéral, démocratique et réformateur. "Le fait d'avoir fait l'Europe m'a réconciliée avec le XXe siècle", assurait cette pionnière. (Photo : Bouchon/AFP)
Dans le gouvernement Balladur de 1993, elle devient ministre d'Etat, chargée des Affaires sociales. (Photo : Hillary Clinton, alors Première Dame des Etats-Unis avec Simone Veil - Coex/AFP)
De 1998 à 2007, Simone Veil siège au Conseil constitutionnel. (Photo : ici, avec les deux autres membres nommés en même temps qu’elle, Pierre Mazeaud et Jean-Claude Colliard)
Malgré le devoir de réserve auquel sont soumis les Sages du Conseil constinutionnel, elle appelle en 2005 à voter "oui" à la Constitution européenne. (Photo : Ceyrac/AFP)
Simone Veil, qui se revendique athée, est une centriste historique qui a rejoint l'UDF tardivement. Mais elle a incarné, comme ministre, la fibre sociale et a parfois pris des positions proches de la gauche. Son soutien à Nicolas Sarkozy en 2007 au détriment de François Bayrou, illustre sa singularité dans le paysage politique qui explique sans doute sa popularité. C’est à François Bayrou qu’elle réserve ses flèches les plus acérées. « Le personnage demeure incompréhensible si l’on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu’il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président », dit-elle. « C’est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. » (Photo : AFP)
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