Pauvre Grèce !

Publié le par Balmoral

Publié le 11/12/2008 à 08:01 - Modifié le 11/12/2008 à 09:50 Le Point.fr

Calme précaire à Athènes, les universités grecques toujours occupées

lepoint.fr (avec agence)

Calme précaire à Athènes, les universités grecques toujours occupées

Des policiers anti-émeutes subissent des jets de cocktails Molotov à Athènes, près de l'École polytechnique, le 10 décembre 2008 © AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

Les forces de l'ordre restent mobilisées jeudi à Athènes face aux risques d'incidents et dans l'attente de manifestations de fin d'après-midi. "Nous nous attendons à devoir faire face à divers rassemblements de contestataires, surtout autour des universités", a souligné le porte-parole de la police.

Les coordinations lycéennes ont prévenu du blocage dans la matinée de grandes artères de la capitale. Si officiellement, les établissements scolaires ont rouvert, après un jour de deuil mardi et une grève générale mercredi, beaucoup de lycées, et les principales universités d'Athènes restent occupés, dans l'attente d'assemblées générales pour décider de la suite du mouvement. Selon une source policière, quinze sites universitaires et une centaine de lycées à Athènes et à Salonique sont paralysés depuis le début de la semaine par des étudiants et des jeunes, en signe de protestation contre la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, abattu samedi à Exarchia par un fonctionnaire de police. Selon les premières conclusions de médecins légistes et d'experts mandatés par la famille d'Alexis Grigoropoulos , l'adolescent a été tué par le ricochet d'une balle tirée par un policier .

Indemnisation

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les affrontements se sont poursuivis entre des jeunes et la police. Dans le quartier d'Exarchia, au centre d'Athènes, où se trouve l'École polytechnique, une quarantaine d'émeutiers ont jeté des pierres contre les forces anti-émeutes, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes pour les disperser. Trois personnes ont été interpellées. Toutefois, depuis mercredi, la tension est redescendue et les escarmouches se sont limitées aux abords des universités d'Athènes et de Salonique.

Un conflit qui risque de s'enliser, d'autant que selon la loi en Grèce, la police ne peut pas intervenir dans les universités. La colère des jeunes Grecs est, selon des observateurs, le signe d'un profond malaise et d'une radicalisation de la jeunesse minée par l'insécurité économique et le chômage. Pour tenter d'apaiser la situation, le Premier ministre grec Costas Caramanlis s'est déclaré "déterminé à renforcer le sentiment de sécurité publique et à soutenir les commerces qui ont subi des dégâts". Il a aussi annoncé une série de sept mesures pour l'indemnisation de centaines d'entreprises ravagées, notamment une aide de 10.000 euros à chaque petite et moyenne entreprise", ainsi que des subventions de 10.000 à 200.000 euros et des prêts pour réparer les dommages.

La crise a pris une tournure politique. L'opposition socialiste a appelé mardi matin à la démission du gouvernement de Costas Caramanlis, déjà déstabilisé par une série de scandales et par les retombées de la crise économique internationale.

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Publié dans revue de presse

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