Climat ? ou Ambiance ?

Publié le par Balmoral

Climat: dopé par l'accord européen, Poznan trace la voie vers Copenhague

Par AFP, publié le 12/12/2008 à 19:00 - mis à jour le 13/12/2008 à 00:03

POZNAN - La communauté internationale s'est formellement engagée vendredi soir à Poznan sur la voie d'un nouveau traité contre le changement climatique, qui doit être conclu dans un an à Copenhague pour tenter d'enrayer l'inquiétant réchauffement en cours.

le prix Nobel de la Paix Al Gore à Poznan le 12 décembre 2008

AFP/Janek Skarzynski

le prix Nobel de la Paix Al Gore à Poznan le 12 décembre 2008

Quelques heures aupravant, les 27 Etats membres de l'UE avaient trouvé un accord sur le plan climat qui les amènera à réduire de 20% leurs émissions polluantes d'ici 2020, et appelé le reste du monde à les rejoindre dans le futur accord de Copenhague.

Vendredi en fin de soirée, les Etats signataires de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC) ont adopté la feuille de route - calendrier et programme de négociations - pour les douze mois qui viennent.

Des avancées étaient encore attendues dans la nuit sur la question cruciale des financements destinés aux pays en développement afin de les aider à s'adapter aux nouvelles conditions créées par le réchauffement.

Le rendez-vous polonais, qui a rassemblé depuis le 1er décembre plus de 12.000 délégués, a pâti de l'incertitude sur l'adoption du plan européen et de l'entre-deux américain, les Etats-Unis étant représentés pour la dernière fois par l'administation Bush, qui a toujours refusé tout accord multilatéral contraignant.

Commentant l'accord européen, Yvo de Boer, le plus haut responsable des Nations unies pour le climat, a salué un signe "de détermination et de courage": "Cela contribuera à propulser le monde vers un accord fort, ambitieux et qui pourra être ratifié à Copenhague en 2009".

Conférence de Poznan le 12 décembre 2008

AFP/Janek Skarzynski

Conférence de Poznan le 12 décembre 2008

John Kerry, le président de la Commission des affaires étrangères du Sénat américain délégué à Poznan par le futur président Barack Obama, a également salué "une énorme démonstration de leadership" et un "exemple fantastique".

"L'Europe nous dit à tous aujourd'hui: On peut le faire, voici comment", a jugé M. Kerry.

De même, le chef de la délégation chinoise à Poznan, Su Wei, a salué "un pas positif: c'est important que l'UE continue de faire preuve de leadership, même si sa position s'est un peu affiblie depuis 2007", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ces satisfecits ont fait écho à la fierté affichée à Bruxelles par le président français Nicolas Sarkozy: "Il n'y a pas un continent au monde qui se soit doté de règles aussi contraignantes".

Cette euphorie n'était cependant pas partagée par les ONG écologistes qui ont dénoncé, à l'unisson, un renoncement et regretté dans le plan européen l'absence d'engagements financiers au profit des pays en développement.

Photo datée du 30 décembre 2006 de cheminées de la plus grande aciérie des Balkans près de Sofia

AFP/Dimitar Dilkoff

Photo datée du 30 décembre 2006 de cheminées de la plus grande aciérie des Balkans près de Sofia

Arrivé dans la dernière ligne droite vendredi à Poznan, le prix Nobel de la Paix, Al Gore, a soulevé l'enthousiasme de son auditoire: alors que "les progrès ont l'air douloureusement lents", l'ancien vice-président américain a insisté sur "les raisons d'espérer et d'être optimistes (qui sont) plus importantes que les raisons de douter et d'être découragés".

"Oui, nous pouvons le faire!" a-t-il lancé, couvert par les applaudissements en reprenant le slogan de la campagne Obama: "Yes we can!".

Le futur traité de Copenhague devra déterminer la part d'efforts de chacun, pays industrialisés et en développement.

A ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les Etats-Unis) qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

Pour Al Gore, une impulsion politique plus forte est cependant devenue indispensable. "Il est temps que les Chefs d'Etat s'impliquent personnellement", a-t-il jugé.

Publicité

Publié dans revue de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article