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- Vente YSL-Bergé: nouvel affront de la France à la Chine (journal)
25/02/2009-[05:11] - AFP
PEKIN, 25 fév 2009 (AFP) - Un journal officiel chinois qualifie mercredi de nouvel affront de la France à la Chine la vente des deux bronzes de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, dans le contexte des relations difficiles entre Pékin et Paris.
"La France heurte une nouvelle fois les sentiments des Chinois", titre le Global Times, spécialisé dans les affaires internationales et souvent le relais des points de vue les plus nationalistes du régime. La Chine réclame le retour de deux pièces : des têtes de rat et de lapin en bronze, pillées à Pékin il y a près de 150 ans au Palais d’été par les troupes franco-britanniques à l’occasion de la seconde guerre de l’opium. "Tout le monde connaît la détermination des Chinois", souligne le Global Times dans son article. "La Chine n’est pas un petit pays, elle est de plus en plus puissante (...) A l’avenir, les salles des ventes pourront de moins en moins mépriser l’attitude et le point de vue des Chinois", affirme-t-il, en dépit de l’échec d’une action judiciaire pour annuler la vente. La rencontre en décembre entre le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, et le président français Nicolas Sarkozy, qui assumait alors la présidence tournante de l’UE, avait provoqué la colère de Pékin. La Chine avait annulé le sommet UE-Chine prévu à Lyon (France) le 1er décembre et les relations bilatérales depuis ne se sont pas réchauffées.
| La mise aux enchères en France des bronzes de l'ancien Palais d'été de Beijing blessera le sentiment national du peuple chinois | ||
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| 2009-02-25 07:27:05 | ||
BEIJING, 24 février (Xinhua) -- La vente prévue par Christie's des deux bronzes chinois provenant de l'ancien Palais d'été de Beijing viole les conventions internationales et blessera sérieusement le sentiment national du peuple chinois, a déclaré mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu.
Il a souligné que la vente des sculptures porterait atteinte aux droits et aux intérêts culturels du peuple chinois, lors d'une conférence de presse régulière.
Les deux bronzes, une tête de rat et une tête de lapin, faisaient partie des 12 têtes animales qui décoraient une clepsydre zodiacale ornant le Pavillon de la Mer Calme de l'ancien Palais d'été de l'empereur Qianlong (1736-1795). Ils font partie des pièces pillées lors du sac du Palais d'été par les troupes anglaises et françaises pendant la seconde guerre de l'opium en 1860.
Jusqu'à maintenant, cinq des 12 têtes d'animaux en bronze ont été retournées à la Chine, mais on ne sait toujours pas, hormis les deux têtes qui prévues pour la mise aux enchères, où se trouvent les cinq autres.
Une équipe de 81 avocats chinois ont écrit à la maison Christie's pour empêcher la vente des bronzes. Ils ont également tenté de demander à la justice française de suspendre la vente, mais le tribunal a rejeté lundi la demande de poursuite.
"La protection des objets antiques culturels et leur restitution aux pays d'origine sont un consensus de la communauté internationale, et sont également conformes aux droits et aux intérêts culturels fondamentaux du peuple", a affirmé Ma Zhaoxu.
Selon lui, le gouvernement chinois accorde une grande importance à la récupération des objets culturels dérobés à leur pays d'origine. La Chine a signé des conventions internationales et des accords bilatéraux avec de nombreux pays et a activement participé à la coopération internationale en la matière.
"Les pouvoirs occidentaux ont pillé un grand nombre d'objets antiques culturels chinois en temps de guerre, et tous ces objets doivent être restitués à la Chine", a dit Ma Zhaoxu.
Le Bureau d'Etat des Musées et des Découvertes archéologiques de la Chine a exprimé son fort mécontement auprès de Christie's. Cependant, l'organisme gouvernemental n'achètera pas les sculptures, car cela signifierait que la Chine concède qu'ils ont été pris légalement.
En ce qui concerne des informations selon lesquelles l'actuel propriétaire des bronzes, Pierre Bergé, a dit qu'il les restituera à la Chine pour autant que la Chine donne la liberté au peuple tibétain et accueille le dalaï-lama, le porte-parole a répondu qu'il était absurde de porter atteinte aux droits culturels fondamentaux du peuple chinois sous la bannière des droits de l'homme.
Il a demandé aux personnes concernées de comprendre et de respecter les demandes justes du peuple chinois et d'aider au retour des objets culturels chinois en Chine.
Christie's mettra aux enchères les deux bronzes à 7h00 (heure locale) le 25 février à Paris. Selon des estimations, ils pourraient se vendre entre 16 et 20 millions d'euros.
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BEIJING, 24 février (Xinhua) -- Malgré le rejet de leur action en justice à Paris, les avocats chinois luttant pour le retour des deux bronzes pillés à l'ancien Palais d'été de Pékin s'engagent à continuer leurs efforts pour en faire arrêter la vente aux enchères par la maison Christie's.
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