La guerre civile évitée ?
Publié le 18/03/2009 à 08:28 - Modifié le 18/03/2009 à 17:25 Le Point.fr
Madagascar : le chef de l'opposition Rajoelina prend les commandes
Par Ségolène de Larquier (source AFP)
Fort du soutien de l'armée, le chef de l'opposition malgache Andry Rajoelina, qui a entamé, il y a trois mois, un bras de fer avec le président au pouvoir, semble désormais solidement installé à la tête de la Grande Île de l'océan Indien. AFP PHOTO/ALEXANDER JOE.
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Lors de son premier discours en tant que président de Madagascar, Rajoelina a érigé la lutte contre la pauvreté au rang de priorité numéro un. "Je ferai tout mon possible pour que les Malgaches sortent de la pauvreté", a-t-il lancé devant 15.000 de ses partisans rassemblés au centre d'Antananarivo. "TGV", âgé de 34 ans, a promis de "faire baisser le prix du riz", qui est l'aliment de base dans un des pays les plus pauvres de la planète.
"70 % de la population vit avec moins de 1 dollar par jour "
Le nouveau chef de l'État a aussi annoncé une mesure symbolique : la vente de l'avion personnel de son prédécesseur, Force One , acheté avec des fonds publics. Avec l'argent de la vente, "on va monter un hôpital pour la santé du peuple, qui est prioritaire", a affirmé Rajoelina. L'acquisition de l'avion par Marc Ravalomanana avait déclenché les foudres de la population malgache et accentué le sentiment de confusion entre les affaires publiques et les affaires privées. Au point que sur la Grande Île, Ravalomanana était appelé par ses détracteurs le "Berlusconi de l'océan Indien".
Andry Rajoelina, ancien disc-jockey passé à l'action politique, a capitalisé sur ce mécontentement. Beaucoup de Malgaches jugent que les retombées de la croissance engrangées sous la présidence de Marc Ravalomanana ne leur ont pas profité. "Le niveau de pauvreté a continué d'augmenter, alors que l'île est déjà l'un des pays les plus pauvres du monde. Marc Ravalomanana a, c'est vrai, favorisé un certain dynamisme économique, mais la population malgache n'en bénéficie pas. 70 % de la population vit avec moins de 1 dollar par jour", explique au point.fr Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).
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