LA HONTE !
Crédit Photo : TF1/LCI
Nicolas Sarkozy et Hu Jintao (juillet 2008).
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Pour satisfaire Pékin, la France indique qu'elle refuse de "soutenir sous quelque forme que ce soit l'indépendance du Tibet".
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Après la brouille entre les deux pays provoquée par la question tibétaine, Nicolas Sarkozy devrait donc rencontrer son homologue Hu Jintao ce jeudi en marge du G20.
- le 01/04/2009 - 12h13
Depuis plus d'un an, les relations franco-chinoises sont tendues en raison de la question tibétaine. Pékin n'a pas apprécié les manifestations à son encontre en marge du parcours de la flamme olympique à Paris puis le voyage du dalaï lama en France en août. Après une timide reprise à l'automne dernier, la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le leader tibétain en décembre en Pologne avait de nouveau irrité le régime communiste.
Au début du mois, Hu Jintao, le président chinois, avait donné une claque diplomatique à son homologue en annonçant qu'il rencontrerait plusieurs dirigeants en tête-à-tête en marge du G20, mais pas Nicolas Sarkozy. Lors de son voyage en Europe, le Premier ministre chinois avait également soigneusement évité l'étape parisienne. "Vous en connaissez la raison", avait-il expliqué.
Finalement, pour obtenir un entretien entre les deux présidents, la diplomatie française a semble-t-il accédé aux requêtes de la Chine. Dans un communiqué commun publié mercredi matin, la France indique en effet refuser de "soutenir sous quelque forme que ce soit l'indépendance du Tibet". Même si le dalaï lama n'a jamais revendiqué cette indépendance, il s'agissait là d'une exigence de Pékin pour lancer le réchauffement. "Les deux parties ont décidé d'organiser des contacts de haut niveau et le dialogue stratégique en temps voulu, de promouvoir la coopération bilatérale dans tous les domaines et de favoriser le développement stable et harmonieux des relations sino-françaises", explique notamment le texte.
Résultat : Nicolas Sarkozy devrait rencontrer Hu Jintao ce jeudi à Londres.