Kouchner la voix de son maître Nabot

Publié le par Balmoral

AP | 11.05.2009 | 16:47

Bernard Kouchner, qui avait d'abord dit "attendre de voir les programmes" pour décider de son vote aux élections européennes avant de corriger une première fois, assure lundi dans un second communiqué qu'il soutiendra les listes de la majorité présidentielle.

"Le président de la République et le Premier ministre ont clairement affirmé leur vision de l'Europe: une Europe politique forte, capable de peser sur les évolutions du monde", écrit le ministre des Affaires étrangères, dans un communiqué écrit de New York. "C'est la conception du gouvernement auquel j'appartiens, celle dont s'inspire le programme présenté par Michel Barnier aux Français. C'est naturellement celle que je soutiens aujourd'hui et que je soutiendrai le 7 juin".

Le ministre, ancien dirigeant socialiste, ne précise pas plus clairement s'il votera pour l'ump et ses alliés.

Dans un entretien publié samedi par "Le Parisien-Aujourd'hui", Bernard Kouchner a affirmé "attendre de voir les programmes" des différents partis pour décider son vote. Il a ensuite publié un premier communiqué pour préciser que "les propositions" du gouvernement "naturellement (l')inspireront".

"Cette interview a suscité des incompréhensions, que mes propos d'hier n'ont pas suffi à clarifier", observe-t-il dans un communiqué, diffusé une dizaine d'heures après le premier et alors que sa position a continué a susciter de nombreuses réactions dans la classe politique. "Je sers la politique étrangère du président de la République, que j'estime nécessaire pour la France", y explique-t-il.

"Le pouvoir a contraint Bernard Kouchner à se déjuger!", a critiqué le socialiste Harlem Désir dans un communiqué. Pour la tête de liste PS en Ile-de-France, "il aura fallu une très forte pression de l'UMP et du gouvernement pour que Bernard Kouchner soutienne, contraint et forcé, la liste et le programme de Michel Barnier et Rachida Dati".

"Bernard Kouchner fait penser à un concessionnaire qui hésiterait à vous accompagner dans la voiture qu'il vous vend", avait déjà attaqué le socialiste. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a lui jugé lundi que le fait que le ministre se pose des questions marquait un "grand progrès pour un homme de gauche".

Le ministre des Affaires étrangères se trouve à New York pour une réunion du conseil de sécurité des Nations unies consacrée au Moyen-Orient et au Sri Lanka. AP

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Publié dans revue de presse

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