Le Nabot veut s'en débarasser la pôvre

Publié le par Balmoral

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PARIS (Reuters) - Les autorités françaises ont formellement démenti une information de presse selon laquelle la ministre de l'Economie pourrait prendre le portefeuille de la Concurrence à la Commission européenne.

Christine Lagarde a commenté avec humour l'article publié par le quotidien allemand Die Welt, qui affirme dans son édition de mercredi que la décision a été prise par Nicolas Sarkozy, citant des sources diplomatiques haut placées à Bruxelles.


"Et pourquoi pas entraîneur du PSG ?", a-t-elle déclaré à la presse à l'issue d'une rencontre avec la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) à Puteaux (Hauts-de-Seine). "Je suis à mon métier, j'essaye de faire le mieux possible ce que j'ai à faire au sein du gouvernement comme ministre de l'Economie et des Finances."

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire, a lui aussi torpillé cette idée.

"Cela fait partie des hypothèses farfelues", a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse parlementaire française.

A l'Elysée, on semble également tomber des nues. "Cela n'a jamais été évoqué", a-t-on indiqué.

"Madame Lagarde est une grande ministre de l'Economie. Elle fait très bien son travail, je pense que c'est très important dans la crise que nous traversons actuellement", a renchéri le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

UN "COUP" DES ALLEMANDS?

Un conseiller de Nicolas Sarkozy a déclaré que le chef de l'Etat discuterait du prochain commissaire français avec José Manuel Barroso si celui-ci est réélu à la présidence de la Commission européenne, à l'automne prochain.

Un ministre proche de Christine Lagarde soupçonne le gouvernement allemand d'avoir inspiré l'article de Die Welt.

"Je n'y crois pas une seconde. C'est un coup de billard à trois ou quatre bandes des Allemands", a-t-il dit. "Sarkozy n'a pas envie de la changer, elle se démerde bien."

De source diplomatique, on souligne que l'Allemagne vise le même poste que la France, celui de commissaire au Marché intérieur, stratégique dans la mesure où il est responsable de la régulation financière, un des dossiers les plus importants sur lequel la Commission sortante a été sévèrement jugée.

Le détenteur actuel du portefeuille, Charlie McCreevy, s'est longtemps opposé à toute régulation, préférant des codes de bonne conduite non contraignants aux législations.

Or, Nicolas Sarkozy souhaite depuis plusieurs mois que ce poste revienne au ministre de l'Agriculture et ancien commissaire européen, Michel Barnier, tête de liste UMP en Ile-de-France pour les élections européennes du 7 juin.

"Il l'a vraiment promis à Barnier. Barnier, c'est toujours d'actualité. Ça pourrait être le marché intérieur, on va se battre pour ça", a déclaré un ministre du gouvernement.

 

Yann Le Guernigou, Jean-Baptiste Vey, Emile Picy et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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Publié dans revue de presse

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