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Publié le par Balmoral

L'emprunt Sarkozy pourrait coûter cher à l'État
AFP
Nicolas Sarkozy, lundi, à Versailles. : AFP

Pinay, Giscard, Balladur... Le Président renoue avec une longue tradition française. Elle peut être intéressante pour l'épargnant. Pour le contribuable, c'est une autre affaire.

Un emprunt d'État, est-ce original ?

Pas vraiment. Pour financer sa colossale dette, l'État emprunte à tour de bras sur les marchés, aux conditions du même nom. C'étaient 116 milliards pour l'année 2008. Cette année le gouvernement et son bras armé, l'agence France Trésor, ont déjà prévu de puiser 150 milliards sur le marché. Mais aujourd'hui, Nicolas Sarkozy évoque un emprunt national exceptionnel, en principe non dédié à la dette.

Mieux, dans un geste qui est aussi très politique, il pourrait faire appel au bas de laine des particuliers. Là, il faut remonter à Édouard Balladur, en 1993, pour avoir trace de ce type d'appel à l'épargne populaire.

En remontant plus loin l'histoire, on trouve évidemment les célèbres emprunts Pinay (1952 et 1958) et Giscard (1973), qui étaient indexés sur l'or.

Un emprunt pour quoi faire ?

L'emprunt Balladur, très populaire, avait permis de rabattre 16,77 milliards d'euros dans les caisses de Marianne, trois fois plus d'argent que prévu. Il avait servi tout particulièrement à renflouer les entreprises publiques. Sans être précisément affecté, l'emprunt Sarkozy vise, selon son auteur, à financer « les dépenses et les investissements d'avenir ».

À charge, pour le gouvernement remanié, de définir, dans les trois mois, les priorités couvertes par ces dépenses. Mesures massives en faveur de l'activité partielle, abondement du fonds stratégique d'investissement, mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, réindustrialisation des bassins d'emplois en difficulté... le Président a déjà bien balisé le chemin.

Disons les choses clairement : cela a toutes les apparences d'un nouveau plan de relance qui n'ose pas vraiment dire son nom.

Quels sont les risques ?

A priori aucun. Les marchés gardent toute confiance dans la capacité de rembourser (la signature) des États et tout particulièrement celle de l'État français. S'il s'agit finalement d'un emprunt populaire, c'est en tout cas tout bonus pour les épargnants. Car pour être plus attractif que le marché, l'État ne lésinera pas sur sa rémunération.

Sauf qu'il y a un hic. En proposant un rendement financier plus intéressant que le marché, la puissance publique augmente d'autant le coût de la dette collective qui tangente les 80 % de la production nationale de richesse (PIB).

Tous les grands emprunts, Balladur compris, se sont révélés extrêmement coûteux et même parfois des désastres pour le budget national. À lui seul, l'emprunt Giscard a rapporté 7 milliards de francs en 1973, mais son remboursement a coûté 80 milliards. Bref, derrière le gagnant apparent qu'est l'épargnant prêteur, en amont, il ne faut pas oublier le perdant qu'est le contribuable. Qui réglera, un jour ou l'autre, la note collective, en aval. Sous forme d'impôts ?

Paul BUREL.
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Publié dans revue de presse

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D
Ni dettes, Ni emprunts, La France doit créer de l’argent!<br /> <br /> La population doit oser rompre le tabou autour de la création monétaire aujourd’hui au seul de la finance international et sans aucun contrôle.<br /> <br /> Nous devons exiger une commission parlementaire pour mettre à jour les actions crapuleuse de la finance en prenant l’exemple de la commission Pécora de 1933 sous Roosevelt.<br /> <br /> Puis nous devons exiger un nouvelle organe de création monétaire, une banque de la France, afin d’émettre un crédit productif public.<br /> <br /> Le Saviez vous?<br /> <br /> Jusqu’au 3 janvier 1973, jusqu’à la loi Giscard Pompidou, la France pouvait créer de l’argent afin de financer de grands travaux. Aujourd’hui, nous sommes soumis au crédit sur des marchés financiers… La France est volé!<br /> <br /> David C.<br /> david.cabas.over-blog.fr
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