Pour méditer
La France risque de perdre totalement pied au Togo et cela à cause de son goût férue pour ceux qui martyrisent les peuples. Il est clair pour tout le monde aujourd’hui que le pouvoir en France loin d’accompagner le processus de démocratisation en cours au Togo, a plutôt une grande responsabilité dans la crise qui secoue le pays depuis 13 ans déjà. Le dernier soutien du Président français sans même connaître l’issue de la présidentielle du 1er juin illustre éloquemment la perfidie des autorités françaises à l’égard du peuple togolais. Mais malgré le climat délétère il se lit de la détermination de la population à réussir l’alternance au delà de la souffrance que lui impose la crise.
A chaque fois que la France a voulu peser sur la volonté des Togolais, elle a toujours échouée. Le drame est qu’elle ne tire jamais conséquence de ces chèques répétés. En 1956 pour annihiler les efforts du peuple togolais à s’autodéterminer, le régime du Général de GAULE a accordé au pays une autonomie dont les togolais n’ont pas voulue. La conséquence est que le drapeau de cette autonomie a été déchiré le jour et le moment même où le Premier Ministre supposé Nicolas GRUNTZKY s’apprêtait à la proclamer. Deux ans plus tard avec patience, le peuple a exprimé sa volonté dans un référendum le 27 avril 1958.
La France mécontente devra malgré elle accorder l’indépendance totale au Togo le 27 avril 1960. Elle a ruminé pendant deux ans sa rancœur et en janvier 1963 elle réussit à monter le coup d’Etat du Président du Togo.
Le chemin était balisé pour reprendre en main les choses. Le gouvernement bicéphale de GRUNITZKY et de MEATSI n’a pas pu réduire les Togolais et quatre ans plus tard c'est-à-dire en 1967, la France s’est dit que les militaires feraient mieux leurs affaires au Togo. Certes, ce dernier règne est long mais pour autant, la population n’a dévié d’un iota de son inébranlable volonté de n’être commandée que par lui-même. La France qui avait cru qu’elle peut dormir d’un sommeil de juste a été surprise le 05 octobre 1990 par le réveil du peuple. Elle n’a pas compris qu’elle avait là le moyen de se faire une virginité auprès des Togolais qui n’ont pas oublié qu’elle est le maître d’œuvre de la souffrance qu’on leur fit subir. Au lieu de venir prêter main forte au Premier Ministre de la transition assailli par les militaires, la France de MITTERAND a joué de la diversion en envoyant une poignée de légionnaires se balader à la frontière entre le Togo et le Bénin. La suite, le Premier Ministre Joseph KOFFIGOH a été capturé par les hommes du général Eyadema et la transition a foiré. Le reste est un amalgame de dialogue et d’accord que la France de CHIRAC a purement sapé pour enfin se découvrir à la face du monde. Mais avec tout cela, les Togolais sont restés égale à eux-même, n’être gouverné que par eux-mêmes.
Il reste à la France de savoir si elle veut être l’ami du peuple du Togo ou elle veut continuer comme par le passé à prendre partie contre ce peuple. D’après les faits passés et le caractère typique des Togolais, ceux.- ci ne se lasseront pas malgré la souffrance, de conquérir et d’obtenir ; c’est une question de temps , le résultat est sûr.
Francis Pedro
A chaque fois que la France a voulu peser sur la volonté des Togolais, elle a toujours échouée. Le drame est qu’elle ne tire jamais conséquence de ces chèques répétés. En 1956 pour annihiler les efforts du peuple togolais à s’autodéterminer, le régime du Général de GAULE a accordé au pays une autonomie dont les togolais n’ont pas voulue. La conséquence est que le drapeau de cette autonomie a été déchiré le jour et le moment même où le Premier Ministre supposé Nicolas GRUNTZKY s’apprêtait à la proclamer. Deux ans plus tard avec patience, le peuple a exprimé sa volonté dans un référendum le 27 avril 1958.
La France mécontente devra malgré elle accorder l’indépendance totale au Togo le 27 avril 1960. Elle a ruminé pendant deux ans sa rancœur et en janvier 1963 elle réussit à monter le coup d’Etat du Président du Togo.
Le chemin était balisé pour reprendre en main les choses. Le gouvernement bicéphale de GRUNITZKY et de MEATSI n’a pas pu réduire les Togolais et quatre ans plus tard c'est-à-dire en 1967, la France s’est dit que les militaires feraient mieux leurs affaires au Togo. Certes, ce dernier règne est long mais pour autant, la population n’a dévié d’un iota de son inébranlable volonté de n’être commandée que par lui-même. La France qui avait cru qu’elle peut dormir d’un sommeil de juste a été surprise le 05 octobre 1990 par le réveil du peuple. Elle n’a pas compris qu’elle avait là le moyen de se faire une virginité auprès des Togolais qui n’ont pas oublié qu’elle est le maître d’œuvre de la souffrance qu’on leur fit subir. Au lieu de venir prêter main forte au Premier Ministre de la transition assailli par les militaires, la France de MITTERAND a joué de la diversion en envoyant une poignée de légionnaires se balader à la frontière entre le Togo et le Bénin. La suite, le Premier Ministre Joseph KOFFIGOH a été capturé par les hommes du général Eyadema et la transition a foiré. Le reste est un amalgame de dialogue et d’accord que la France de CHIRAC a purement sapé pour enfin se découvrir à la face du monde. Mais avec tout cela, les Togolais sont restés égale à eux-même, n’être gouverné que par eux-mêmes.
Il reste à la France de savoir si elle veut être l’ami du peuple du Togo ou elle veut continuer comme par le passé à prendre partie contre ce peuple. D’après les faits passés et le caractère typique des Togolais, ceux.- ci ne se lasseront pas malgré la souffrance, de conquérir et d’obtenir ; c’est une question de temps , le résultat est sûr.
Francis Pedro
(Crocodile N° 638 du 24 au 30 juillet 2003)
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