Papys du rock
AC/DC : un nouvel album après huit ans d'absence

Photo : Reuters
Black Ice, 15e album du groupe australien, sort aujourd'hui et met fin à huit années de silence.
Commentaire étonné d'une collègue pas très rock'n'roll, il y a quelques jours : « AC/DC ? Ça existe toujours, ce truc ? ». Oui, mademoiselle, ce « truc » existe toujours. 35 ans de carrière et toutes ses dents. Le temps et les modes ont toujours glissé sur ces géants australiens du hard rock binaire.
Et la crise économique ? Connaît pas, non plus. À l'heure où le porte-monnaie des Français crie famine, quatre minutes ont suffi pour vendre les 17 000 billets d'un concert programmé le 25 février 2009, à Paris Bercy. Une heure plus tard, la date du 27 affichait également complet.
Il faut dire que le groupe a su se faire désirer. Aucun album studio depuis huit ans (Stiff Upper Lip est sorti en 2000), et une discrétion totale dans les médias.
Heureusement pour nos oreilles, Angus Young, le bien nommé guitariste au look d'écolier - 53 ans au compteur - vient de sonner la récré. Black Ice, 15e album du groupe, sort aujourd'hui. Quinze chansons de pure énergie positive. Du rock brut et immédiat, sans fioriture. « C'est simplement le meilleur album qu'on ait fait », assure carrément le chanteur Brian Johnson, estimant même que « le groupe a mis en avant ses multiples facettes ». Pas faux.
Énergie positive
Black Ice emprunte sans doute des sentiers plus variés que ses illustres prédécesseurs. Mais on n'osera pas parler de risque artistique. AC/DC n'est pas Radiohead. On est donc heureux (rassurés ?) de retrouver une recette assez classique : ces racines blues électrisées et cette insouciance revigorante qui font merveille depuis High Voltage, premier essai sorti en 1974.
« Je pense qu'il y a plein de chansons très fortes sur ce nouveau disque, se félicite Angus Young. J'aime l'idée qu'on ait envie de les réécouter encore et encore, et qu'on ne s'en lasse pas. » Rock'n'roll Train, Skies On Fire, ou l'énorme War Machine, futurs classiques, illustrent à merveille les priorités éternelles du hard et du heavy metal : faire bouger les nuques et les foules.
Benoît GUÉRIN.
Publicité